Milind Soman loves this Japanese practice for reconnecting with nature: What is ‘shinrin-yoku’ or forest b
Selon The Economic Times, l'acteur et athlète indien Milind Soman s'est déclaré adepte de cette immersion silencieuse dans le sous-bois — une pratique qui n'a rien d'un sport mais tout d'une reconquête sensorielle.

Deux signaux récents confirment l'essor du shinrin-yoku hors d'Asie. Selon The Economic Times, l'acteur et athlète indien Milind Soman s'est déclaré adepte de cette immersion silencieuse dans le sous-bois — une pratique qui n'a rien d'un sport mais tout d'une reconquête sensorielle. L'AOL.com rapportait de son côté quelques jours plus tôt qu'un nouveau sentier dédié venait d'ouvrir dans le Wisconsin, une première pour cet État et l'un des 51 itinéraires certifiés dans le monde par l'Association of Nature and Forest Therapy.
Ce qui se joue sous la canopée
Le mot shinrin-yoku ne décrit ni un rituel ésotérique, ni une randonnée sportive. Il s'agit, comme le rappelle l'Association citée par l'AOL.com, de simplement passer du temps en forêt — sans baignoire, sans effort intense, sans téléphone en main. L'objectif affiché par Holly Jo Walter, directrice des programmes de l'association, est l'élimination du stress. Ce qui se passe sur le terrain est plus fin et plus corporel: le rythme cardiaque ralentit, la respiration s'allonge, l'attention se dépose sur des microdétails que le quotidien gomme — l'odeur d'humus après la pluie, la texture d'une écorce sous les doigts, la lumière qui se stratifie à travers la canopée. En parallèle, les composés volatils que dégagent les conifères et certains feuillus, appelés phytoncides, agissent sur le système immunitaire. Ce sont eux qui donnent au sous-bois cette odeur verte, presque résineuse, que beaucoup confondent avec un simple souvenir d'enfance mais qui est en réalité une signature chimique.
Le sentier comme cadre, pas comme performance
Le sentier du Wisconsin, ouvert dans le comté de Vilas, n'impose ni distance ni chrono. C'est une expérience essentiellement autoguidée: des guides imprimés au départ accompagnent les premiers pas, puis le promeneur dérive à son rythme. Le Wisconsin devient ainsi le 14e État américain à proposer un parcours certifié, après l'Illinois, l'Indiana, le Michigan et le Minnesota voisins. Cette multiplication dessine une carte nouvelle — celle d'une forêt qui ne se traverse plus, mais qu'on laisse nous traverser. La pratique n'a pas besoin d'un balisage officiel pour exister: n'importe quel bois d'essences mixtes, à condition d'y arriver lentement et sans but, peut devenir un lieu de bain.
À observer et à tester
Deux choses à suivre dans les semaines qui viennent: d'une part, la diffusion de ces sentiers certifiés hors d'Asie, qui redessine l'offre de sylvothérapie en Occident; d'autre part, l'effet de ces ouvertures sur la fréquentation des sous-bois par des publics urbains en quête de récupération nerveuse. Côté pratique, pour qui veut s'y essayer sans infrastructure: prévoir une heure sans objectif, laisser l'écran au vestiaire, s'asseoir, écouter, repartir sans avoir rien « fait ». La forêt ne demande qu'une chose — qu'on s'y tienne encore un peu.
