Gérer son stress avec la sophrologie : l'approche de Myriam Maltais
D'après le journal Le Haute Côte-Nord, Myriam Maltais, originaire d'Escoumins, achève une formation qui lui permettra d'ouvrir un service de consultation en sophrologie dédié au stress et à…

D'après le journal Le Haute Côte-Nord, Myriam Maltais, originaire d'Escoumins, achève une formation qui lui permettra d'ouvrir un service de consultation en sophrologie dédié au stress et à l'anxiété, avec un démarrage prévu au printemps. Pour qui s'intéresse aux mécanismes physiologiques de la gestion du stress, voici ce que cette méthode implique réellement — et ce qu'il convient de vérifier avant une première séance.
Le déroulé type d'une séance
Le protocole décrit correspond à la structure standard de la sophrologie caycédienne. Chaque séance suit un ordre reproductible, ajustable au profil établi en début de cycle.
- Échange inaugural pour cerner la demande et fixer les objectifs.
- Respiration abdominale lente, visant à activer le système parasympathique et à renforcer le tonus vagal.
- Relaxation musculaire progressive, inspirée des travaux de Jacobson, pour réduire la tension somatique de repos.
- Visualisation positive associée à un état méditatif, ciblant le recentrage attentionnel.
- Retour verbal pour intégrer le vécu et ajuster la séance suivante.
Ce schéma se module selon les indications: crises de panique, stress situationnel, troubles de la concentration ou de la mémoire, douleurs chroniques.
Ce que la littérature retient vraiment
La sophrologie, formalisée dans les années 1960 par le neuropsychiatre espagnol Alfonso Caycedo, combine des éléments issus du yoga, de l'hypnose clinique et de la relaxation. Les preuves scientifiques restent modestes, mais plusieurs mécanismes sont documentés:
- La respiration lente est associée à une baisse de la fréquence cardiaque et à une modulation de l'axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien, réduisant la sécrétion de cortisol.
- La relaxation musculaire progressive diminue l'activité sympathique basale.
- La composante méditative améliore la variabilité de la fréquence cardiaque, marqueur reconnu de la résilience au stress.
La praticienne le formule d'ailleurs sans détour: « Qui s'en aille carrément, non ». Le stress s'atténue pour permettre une meilleure fonctionnalité quotidienne — un cadrage cohérent avec l'état actuel des données cliniques.
Critères à vérifier avant de s'engager
Pour un service en construction, quelques points objectifs permettent d'évaluer la crédibilité d'un praticien en cours de formation:
- L'école de formation, le diplôme visé et le volume d'heures encadrées.
- L'existence d'une supervision et d'un code de déontologie.
- La capacité du praticien à expliquer les mécanismes physiologiques attendus plutôt qu'à promettre une disparition du stress.
- L'adaptation du protocole aux contre-indications: troubles respiratoires sévères, épisodes psychotiques aigus, douleurs chroniques non stabilisées.
Le nom du service et les coordonnées de Myriam Maltais seront communiqués ultérieurement, indique-t-elle.
