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Sylvothérapie : un cursus universitaire pour apaiser l'anxiété des enfants

le Kibbutzim College of Education de Tel Aviv s'associe à Forest Therapy Israel pour ouvrir une spécialisation académique en sylvothérapie, intégrée à un master en éducation à l'environnement.

Sylvothérapie : un cursus universitaire pour apaiser l'anxiété des enfants

C'est, selon le journal, la première fois que la discipline entre dans l'enseignement supérieur israélien — un signal que les acteurs de terrain cherchent désormais des protocoles structurés face à l'anxiété et aux troubles de l'attention qui s'aggravent chez les élèves.

Ce que la formation met sur le terrain

Le cursus forme enseignants, thérapeutes et responsables communautaires à la marche en attention, à l'observation sensorielle et à la prise de conscience corporelle, dans la lignée du modèle de forest therapy déjà formellement adopté dans les systèmes éducatifs et sanitaires au Royaume-Uni, au Japon et en Corée du Sud. Les futurs diplômés reçoivent à la fois le master en éducation et la certification de guides en sylvothérapie. Les promoteurs s'appuient sur une étude récente indiquant que les bénéfices d'un programme guidé en milieu naturel — baisse du stress, meilleure concentration, sentiment de mieux-être — restaient mesurables six mois après la fin du parcours. La présidente du collège, la professeure Smadar Donitsa-Schmidt, résume l'enjeu: l'éducation doit « dépasser la salle de classe traditionnelle » et relier la connaissance à l'expérience. Pour Galia Ben Haim, fondatrice et directrice de Forest Therapy Israel, l'objectif affiché est de bâtir un centre national de recherche et de formation, et d'encourager l'adoption de la sylvothérapie dans les systèmes éducatif et sanitaire du pays.

Pourquoi ce signal intéresse aussi la pratique francophone

La même semaine, Yahoo News UK documentait l'initiative d'Ann Lowe à Warrington, en Angleterre, qui propose des séances d'écothérapie en paiement à hauteur du moyen de chacun — marches en dialogue, pauses silencieuses, écriture réflexive. Deux actualités, deux échelles: l'une institutionnelle, l'autre associative, qui pointent la même direction. Le temps guidé en forêt n'est plus l'apanage des cercles militants, il se formalise pour répondre à des souffrances concrètes — stress, deuil, maladie chronique, neurodivergence, épuisement. Ann Lowe le formule simplement: marcher côte à côte change la forme d'une conversation, et le monde extérieur offre un autre langage pour se comprendre. Pour le lecteur francophone, le mouvement à observer n'est ni local ni à dupliquer tel quel: il s'agit de vérifier ce qui existe déjà près de chez soi, et avec quelle rigueur.

Trois repères avant de se lancer

Avant de rejoindre un atelier ou de confier un enfant à un programme, trois vérifications de bon sens s'imposent. D'abord, la formation du guide: une certification reconnue, pas un stage d'un week-end — la distinction compte, car le protocole de sylvothérapie engage une méthodologie précise d'invitations sensorielles et non une simple promenade. Ensuite, le dispositif d'évaluation: questionnaires de stress, mesures d'attention, et, dans la mesure du possible, un suivi à distance après la fin du cycle. Enfin, l'adaptation aux contraintes physiques et psychiques: marcher lentement, s'arrêter, s'asseoir suffisent largement. La forêt ne demande ni performance ni équipement particulier — juste de l'attention, et un peu d'humus sous les pieds.