S'ancrer par la sophrologie et la forêt.
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Sylvothérapie et bien-être : pourquoi les médias s'intéressent à nos rituels en forêt

The Guardian vient de lancer un appel à témoignages auprès de ses lecteurs européens, consacré aux expériences de ressourcement par la nature — du bain de forêt aux rituels de relaxation en plein air.

Loïc Dujardin, Guide en écothérapie et spécialiste des environnements forestiers · mis à jour 21 septembre 2026

Sylvothérapie et bien-être : pourquoi les médias s'intéressent à nos rituels en forêt

Pour notre communauté de la sylvothérapie et de l'écothérapie, l'initiative mérite qu'on s'y arrête: elle confirme que l'immersion en milieu forestier n'est plus cantonnée aux cercles spécialisés, mais qu'elle entre dans le vocabulaire médiatique courant. Reste à voir ce que ce relais éditorial change concrètement pour celles et ceux qui marchent déjà sous la canopée.

Un cadrage large, mais un signal clair

La rubrique Voyage du quotidien britannique ne se limite pas au shinrin-yoku: elle englobe aussi le sauna en bord de mer suivi d'un bain froid, la marche méditative, les hammams et les bains thermaux. L'objectif affiché est de documenter les bienfaits concrets de la reconnexion au vivant sur l'équilibre général — un cadrage volontairement ouvert qui place l'écothérapie aux côtés d'autres pratiques de ressourcement, sans hiérarchie a priori. Pour notre champ, c'est un signal à lire attentivement: la dimension sensorielle et biologique de l'immersion gagne en visibilité éditoriale, y compris dans la presse généraliste.

Ce qu'on peut en tirer pour sa propre pratique

Si vous avez une expérience de bain de forêt à consigner, c'est le moment de le faire — pour vous d'abord, bien avant tout concours. La rédaction cherche des mots précis, pas des effets de manche. Côté pratique, retenez ceci: un rituel d'immersion ne tient pas à l'exotisme du décor, mais à la qualité de l'attention portée au milieu. Les phytoncides dégagés par les résineux, l'odeur d'humus après la pluie, la texture de l'écorce sous les doigts, la lumière filtrée par le feuillage — ce sont ces stimuli précis qui restent une fois la marche terminée. Les noter au retour, dans leur crudité sensorielle, vaut tous les discours qu'on pourrait tenir ensuite.

La limite à garder en tête

Détail souvent passé sous silence: selon les conditions publiées par le journal, la participation au concours est réservée aux résidents du Royaume-Uni, pour des raisons légales. L'intérêt pour les lecteurs francophones d'Europe continentale n'est donc pas de jouer le concours lui-même, mais d'en reprendre la démarche à son compte — écrire, même brièvement, ce que la forêt nous a appris. C'est souvent dans cet exercice lent et désordonné qu'émerge ce que le corps savait avant que l'esprit ne parvienne à le formuler.