S'ancrer par la sophrologie et la forêt.
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Vieillir en pleine forme : pourquoi l'OMS mise désormais sur le yoga

Le Journal du Dimanche rapporte que l'Organisation mondiale de la Santé a placé le yoga au cœur de sa Journée internationale 2026, consacrée au « yoga pour un vieillissement en bonne santé ».

Loïc Dujardin, Guide en écothérapie et spécialiste des environnements forestiers · mis à jour 13 août 2026

Vieillir en pleine forme : pourquoi l'OMS mise désormais sur le yoga

L'institution souligne que l'association de mouvements doux, d'exercices respiratoires et de pleine conscience peut contribuer à entretenir la santé physique et mentale des personnes âgées. Pour notre pratique de terrain, c'est un signal attendu: le souffle et l'attention au corps, deux piliers de l'écothérapie, reçoivent ici une reconnaissance institutionnelle.

Le corps qui reste présent

En juin 2026, l'OMS a mis en avant le yoga dans le cadre du vieillissement en bonne santé, rappelle le journal. Le directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, l'a résumé en une formule simple: il ne s'agit pas seulement de vivre plus longtemps, mais de vivre mieux. Concrètement, l'organisation insiste sur l'entretien de l'équilibre fonctionnel, de la souplesse, de la force musculaire et de la mobilité — quatre capacités qui déterminent l'autonomie au quotidien et que l'on voit décliner, en consultation, bien avant l'âge dit « avancé ».

Pour les pratiquants âgés, le discours a changé: la performance n'est plus l'horizon. Comme le rapporte le témoignage d'un yogi senior cité par Le Journal du Dimanche, « à notre âge, l'objectif n'est pas de réussir les postures les plus difficiles. Nous voulons pouvoir nous lever facilement, marcher, garder notre équilibre et continuer nos activités quotidiennes ». L'OMS insiste particulièrement sur les activités qui réduisent le risque de chute, première cause de perte d'autonomie après soixante-cinq ans.

Quand le souffle du yoga rencontre celui de la forêt

Ce qui retient l'attention du marcheur que je suis, c'est la place centrale accordée au souffle. Le yoga, comme la sylvothérapie, fait de la respiration consciente un levier physiologique et mental. Sous une canopée de résineux, l'air chargé d'humidité et de composés volatils invite spontanément à ralentir le rythme respiratoire; une séance de yoga, en travaillant ce même rythme, agit dans la même direction sur le système nerveux autonome. Les deux pratiques ne se concurrencent pas: elles se répondent, et plusieurs stages les associent désormais.

Le World Wellness Weekend 2026, prévu du 18 au 20 septembre au Portugal selon The Portugal News, en propose le rapprochement direct. Au programme figurent côte à côte bains de forêt (Shinrin-yoku), cours de yoga, méditation et ateliers de respiration. Quelque 15 000 établissements dans 187 pays ouvriront leurs portes pour des activités gratuites — un terrain d'observation idéal pour qui veut comparer les deux approches dans la même journée.

Trois gestes à intégrer dès demain

Trois repères simples, à pratiquer en forêt ou chez soi. D'abord, allonger l'expiration à chaque inspiration — une consigne classique de cohérence cardiaque qui ralentit le rythme et apaise le système nerveux. Ensuite, marcher pieds nus sur un sol meuble, mousse ou terre humide, pendant dix minutes, en portant attention aux textures sous la plante des pieds: cet ancrage réveille la proprioception, cette perception silencieuse de notre corps dans l'espace. Enfin, finir la séance par une posture debout stable, les yeux ouverts sur la canopée ou la ligne d'horizon, pour entraîner l'équilibre fonctionnel que l'OMS recommande de préserver.

La reconnaissance du yoga par l'OMS n'est pas un effet de mode: elle confirme, par une autre voie, ce que l'immersion en forêt enseigne depuis longtemps — prendre soin de son souffle et de ses appuis reste, à tout âge, le premier acte de prévention.