S'ancrer par la sophrologie et la forêt.
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Sophrologie en EHPAD : une bulle de sérénité au Jardin Fleuri

Comme le rapporte La Dépêche, l'EHPAD Le Jardin Fleuri, rattaché au Centre Hospitalier de Villefranche-de-Rouergue, propose depuis le début du mois de juillet 2026 des séances hebdomadaires de sophrologie à ses résidents.

Solène Giraud, Sophrologue clinicienne et formatrice en prévention de l'épuisement · mis à jour 11 août 2026

Sophrologie en EHPAD : une bulle de sérénité au Jardin Fleuri

Menés par l'animatrice de l'établissement, diplômée en sophrologie caycédienne, ces ateliers d'une heure quinze offrent une parenthèse de détente et de sérénité, pensée pour s'adapter aux capacités et aux besoins de chacun.

Un terrain d'application trop peu raconté

Ce qui retient l'attention, c'est le lieu. L'EHPAD n'est ni un cabinet, ni un centre de bien-être: c'est un lieu de vie traversé par la fatigue, les douleurs, l'inquiétude, et parfois la confusion. Or la sophrologie caycédienne y trouve une place évidente, justement parce qu'elle repose sur des exercices simples — respiration, relâchement musculaire, accueil des sensations — qui peuvent tous être pratiqués assis, à son propre rythme.

La démarche n'est pas d'imposer une performance, mais d'ouvrir un espace. Une heure quinze pour poser son souffle, relâcher les épaules, laisser la mâchoire s'assouplir. Pour des résidents dont le quotidien est souvent rythmé par les soins et les repas, ce temps devient une bulle. Et c'est précisément ce que la sophrologie sait faire de mieux: créer une parenthèse, même courte, où l'on se retrouve en lien avec son corps.

Ce que cette initiative nous rappelle, chez nous aussi

En lisant cette information, peut-être sentez-vous poindre une petite envie. Celle de vous aussi, vous offrir une vraie pause, pas volée entre deux obligations, mais construite, consciente. Voici quelques repères à garder en tête, inspirés directement de ce qui se pratique au Jardin Fleuri:

  • S'asseoir confortablement et accepter d'y rester. Pas besoin de s'allonger sur un tapis, un fauteuil suffit. L'important est que la colonne respire et que les pieds soient bien posés au sol, pour sentir cet ancrage dont nous parlons tant.
  • Commencer par le souffle, pas par la tête. Inspirez lentement par le nez en laissant le ventre se gonfler, puis expirez doucement par la bouche, comme si vous souffliez sur une bougie sans l'éteindre. Cinq répétitions suffisent pour amorcer le relâchement.
  • Balayer le corps sans jugement. Remontez mentalement des pieds vers la tête, en prenant conscience de chaque zone. Là où il y a de la tension, vous n'avez rien à « faire »: accueillir, simplement. C'est souvent là que la détente commence.
  • Rester présent sans forcer. Si une pensée surgit, laissez-la passer comme un nuage, puis revenez au souffle. La sophrologie n'est pas une méditation de performance, c'est un retour doux vers soi.

Le fil à tirer pour aller plus loin

Ce que fait l'animatrice du Jardin Fleuri mérite d'être souligné: elle montre que la sophrologie n'est pas réservée aux actifs stressés ou aux sportifs en quête de récupération. Elle se glisse aussi dans les Ehpad, les hôpitaux, les structures médico-sociales, là où le besoin de se reconnecter à son corps est souvent immense, et trop peu entendu.

Si vous accompagnez des personnes fragilisées, ou si vous côtoyez un proche qui pourrait bénéficier de ces pauses guidées, rappelez-vous qu'une séance hebdomadaire, même courte, peut modifier la texture d'une journée. Et si vous êtes simplement en quête de mieux-être pour vous-même, retenez ce principe: prendre soin de son souffle et de ses tensions, c'est déjà prendre soin de soi.