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Santé mentale en été : quand la fatigue cache une souffrance psychique

Un soir de juillet, la chaleur colle aux murs, les stories de plage défilent sur votre écran. Autour de vous, tout le monde semble flotter en apesanteur estivale.

Santé mentale en été : quand la fatigue cache une souffrance psychique

Pourtant, vous, vous accumulez les nuits hachées, les sautes d’humeur, cette fatigue qui ne lâche pas. Vous vous dites que c’est la chaleur. Un simple coup de mou. Et si ce n’était pas que ça? La belle saison, si elle rime avec légèreté pour beaucoup, n’épargne pas pour autant la santé mentale. Des signaux d’alarme peuvent se confondre avec les effets de la chaleur, mais ils méritent toute notre attention bienveillante.

Quand le corps parle, même en été

Ce que l’on prend pour un simple coup de chaud est parfois la voix du corps qui exprime une souffrance plus profonde. Une fatigue marquée et persistante, une irritabilité ou une anxiété inhabituelle, une perte d’appétit, un désintérêt pour des activités habituellement appréciées, un sommeil profondément perturbé: voilà les signes que des professionnels de santé, comme ceux de Quartet Santé, décrivent couramment. Vivre un ou deux de ces symptômes par ci, par là, n’a rien d’alarmant. Chacun de nous traverse des jours plus gris, des nuits moins réparatrices.

Le seuil des deux semaines: quand s’inquiéter?

La différence entre un passage à vide et une véritable souffrance psychique réside souvent dans la durée et le retentissement sur la vie quotidienne. Lorsque cette constellation de signes s’installe pendant environ deux semaines, qu’elle s’accompagne d’une souffrance marquée et d’une gêne réelle au travail, dans la vie familiale ou les liens sociaux, il devient essentiel de s’écouter. Santé publique France observe d’ailleurs une hausse des recours pour angoisses, idées noires ou troubles anxieux dès le mois de juin, signe que le mal-être peut pointer son nez en plein été.

S’accorder une pause consciente: un ancrage nécessaire

Face à cette réalité, l’approche la plus salutaire est celle que vous connaissez déjà: l’ancrage par le souffle et le corps. Plutôt que de lutter contre la fatigue ou l’agitation, prenez un instant pour accueillir ce qui est là, sans jugement. Installez-vous confortablement, les pieds bien au sol. Posez une main sur votre ventre. Inspirez doucement par le nez en sentant votre ventre se gonfler sous votre main, puis expirez longuement par la bouche, comme si vous souffliez sur une flamme sans l’éteindre. Répétez ce cycle trois ou quatre fois. Ce simple geste de connexion au souffle et au sol vous rappelle que vous êtes là, présent, et que vous avez le droit de ralentir. Prendre soin de son équilibre intérieur n’est pas un luxe de vacances, mais un acte de prévention essentiel, en toute saison.