S'ancrer par la sophrologie et la forêt.
breuilgregory

Retrouver la sérénité mentale en ville grâce au contact avec la nature

D'après l'expert en environnement Tariq Ali Nizamani, rapporté par Dunya News, un geste très simple — prendre soin d'une plante, planter un arbuste ou veiller à la propreté de son voisinage — peut…

Solène Giraud, Sophrologue clinicienne et formatrice en prévention de l'épuisement · mis à jour 18 août 2026

Retrouver la sérénité mentale en ville grâce au contact avec la nature

D'après l'expert en environnement Tariq Ali Nizamani, rapporté par Dunya News, un geste très simple — prendre soin d'une plante, planter un arbuste ou veiller à la propreté de son voisinage — peut devenir une véritable bouffée d'oxygène intérieur pour les habitants des grandes villes saturées. Dans le tumulte urbain où les journées s'étirent sans respiration et où les épaules remontent avant même qu'on s'en rende compte, ces activités offrent un ancrage discret mais précieux pour retrouver un peu de calme mental, loin du brouhaha des écrans et des obligations qui s'accumulent.

Quand le geste devient une pause intérieure

Pour Nizamani, ces activités en apparence modestes constituent une parenthèse hors des soucis quotidiens: elles procurent un sentiment de fraîcheur et de sérénité, même au cœur d'une ville densément peuplée comme Karachi. Le mouvement des mains dans la terre, l'arrosage du matin, le regard posé sur une feuille qui s'ouvre ont ce pouvoir d'inviter à ralentir sans en avoir l'air, presque à l'insu de la pensée.

En sophrologie, c'est exactement ce que nous cherchons: un point d'appui concret pour revenir au corps et au souffle. Essayez, la prochaine fois que vous arrosez vos plantes, que vous balayez le trottoir devant chez vous ou que vous rempotez une bouture: posez d'abord les pieds bien à plat, sentez le contact du sol sous vos chaussures, ou pieds nus si vous êtes à la maison. Prenez trois respirations lentes, à votre rythme, sans forcer. À chaque inspiration, accueillez l'odeur humide de la terre, la fraîcheur de l'air; à chaque expiration, laissez descendre les épaules, relâchez la mâchoire, déposez ce qui pèse. Le geste devient alors une véritable ancre sensorielle, une façon de relier ce que vous faites à ce que vous ressentez, sans jugement, dans une présence simple et concrète.

Le geste suffit-il, et jusqu'où?

L'expert rappelle que de petits efforts de végétalisation, autour de la maison, dans la rue ou au bureau, peuvent faire du bien à l'environnement autant qu'au moral des habitants. Pour lui, il ne s'agit pas seulement de propreté ou d'esthétique: un cadre de vie propre et verdoyant est aussi lié au confort, aux émotions positives et à un mode de vie plus apaisant. Il résume son propos en une idée simple: quelques minutes par jour consacrées à garder son environnement propre et verdoyant peuvent devenir une source de paix intérieure, à condition d'y mettre un peu de régularité et de présence.

Reste une nuance essentielle. Si vous traversez une période d'anxiété envahissante, de pensées qui tournent en boucle la nuit ou d'un épuisement qui ne se dissipe pas, ces pratiques ne remplacent pas un accompagnement médical ou psychologique. Les spécialistes interrogés le soulignent d'ailleurs: marcher dans la verdure, bouger, s'investir dans une activité positive viennent compléter un suivi professionnel, mais ne s'y substituent jamais. La vraie force de ces gestes, c'est de rendre votre quotidien un peu plus respirable, à votre rythme, une feuille à la fois — et d'ouvrir une porte, quand le cœur est prêt, vers un accompagnement plus profond.