S'ancrer par la sophrologie et la forêt.
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Marche silencieuse en groupe : une reconnexion profonde au corps et à l'esprit

Selon un reportage de la BBC, une marche silencieuse en groupe rassemble désormais plusieurs dizaines de femmes chaque semaine à Coalville, dans le Leicestershire.

Solène Giraud, Sophrologue clinicienne et formatrice en prévention de l'épuisement · mis à jour 02 septembre 2026

Marche silencieuse en groupe : une reconnexion profonde au corps et à l'esprit

Au cœur de cette initiative, Liz Bevins, quarante-sept ans, raconte comment elle a traversé l'une des périodes les plus éprouvantes de sa vie avant de décider d'agir. Ce qu'elle a créé touche à quelque chose d'universel pour notre pratique: se reconnecter au corps pour ne plus se perdre.

Quand le silence habité devient un refuge

Liz se décrit, il y a quelques mois encore, à son plus bas. Péri-ménopause, sommeil qui s'effrite, pensées qui s'emballent: cette sensation diffuse que le quotidien pèse plus lourd qu'il ne devrait. Plutôt que de s'enfermer, elle a chaussé ses baskets, glissé un casque sur ses oreilles et commencé à marcher. La musique comme une présence discrète, le souffle comme un fil, les pas comme une manière de se réancrer. Ce que la BBC décrit ressemble à une forme spontanée de ce que nous travaillons en sophrologie: laisser le corps reprendre la main quand le mental s'embrouille.

Puis, en juin, Liz a transformé l'essai: investir ses indemnités de licenciement dans une vingtaine de casques audio, ouvrir le premier rendez-vous le 22 juin, et inviter d'autres femmes à partager ce moment. Trois marches à thème ont lieu chaque semaine désormais. Des entreprises locales financent l'achat de cinquante casques, mais la prudence reste de mise: les participantes traversent en petits groupes, avec des personnes désignées pour veiller à la sécurité de toutes.

Ce que ce collectif fait émerger dans le corps

Ce qui frappe dans les témoignages relayés par la BBC, c'est le vocabulaire utilisé: énergie, sourire, rire, cette manière de se couper du monde le temps d'une balade. Sue, soixante-seize ans, raconte qu'elle hésitait à venir, se disant trop vieille pour ce genre de rendez-vous, avant de réaliser que personne ne juge personne. Liz confie que les participantes l'aident autant qu'elle les aide, et qu'elle ne réalise pas toujours à quel point ce moment compte pour chacune.

Vous reconnaissez sans doute cette dynamique: le groupe n'est pas un lieu de performance, mais un espace d'accueil. La musique, partagée mais écoutée dans l'intimité du casque, crée une bulle personnelle au cœur du collectif. C'est exactement ce que recherchent beaucoup d'entre vous lorsque vous venez en séance après une journée où tout vous a semblé bruyant, y compris l'intérieur de votre tête.

Et si vous en faisiez l'expérience chez vous?

Ce rituel britannique est une invitation, pas un protocole à suivre à la lettre. Si l'envie vous en vient, vous pouvez commencer par une version très simple: une marche de vingt minutes, un casque, une playlist qui vous ressource. Accueillez chaque sensation sans chercher à la modifier. Remarquez votre souffle, le contact des pieds sur le sol, la température de l'air sur votre peau. Si vous souhaitez partager, choisissez un parcours avec une amie de confiance, ou repérez un groupe déjà existant près de chez vous.

Et si vous traversez une période où le quotidien vous semble trop lourd, rappelez-vous ce que cette histoire murmure: il suffit parfois d'un premier pas, même minuscule, pour que le corps reprenne la parole avant que le mental ne s'épuise à le faire taire.