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La forêt de Buçaco au Portugal devient le quatrième site thérapeutique mondial

S'il existe désormais des lieux officiellement reconnus pour accueillir ce mouvement, c'est précisément ce que rapporte Plant Based News: la forêt nationale de Buçaco, au Portugal, vient d'être…

Solène Giraud, Sophrologue clinicienne et formatrice en prévention de l'épuisement · mis à jour 16 août 2026

La forêt de Buçaco au Portugal devient le quatrième site thérapeutique mondial

Vous connaissez ce moment où, après une journée saturée d'écrans et de sollicitations, votre souffle devient court et une boule d'agitation s'installe jusque dans les épaules — ce sentiment diffus que quelque chose, en vous, cherche à se déposer? S'il existe désormais des lieux officiellement reconnus pour accueillir ce mouvement, c'est précisément ce que rapporte Plant Based News: la forêt nationale de Buçaco, au Portugal, vient d'être certifiée comme la quatrième forêt « thérapeutique » au monde.

Quatre siècles d'arbres, un label qui change le regard

Selon Plant Based News, la forêt de Buçaco — quatre cents ans d'existence, située près de Luso — rejoint ainsi un cercle très restreint, aux côtés du Göttweig Healing Forest en Autriche et des forêts allemandes de Lahnstein et Bad Nauheim. Elle est la première de la péninsule Ibérique à recevoir ce statut. Sa fondation gestionnaire, la Fundação Mata do Buçaco, rappelle qu'elle abrite quelque 250 espèces d'arbres et d'arbustes, ainsi qu'une faune diversifiée — mammifères, oiseaux, chauves-souris, amphibiens — dont plusieurs sont rares ou menacés. Le président de la fondation, Gonçalo Breda Marques, souligne que cette reconnaissance « nous place parmi les quatre forêts thérapeutiques au monde et premières de la péninsule Ibérique », un statut qui engage autant qu'il honore.

Ce qui fait qu'un lieu devient thérapeutique

Pour décrocher cette certification, délivrée par le Healing Forest International Certification Office, la forêt doit répondre à des critères précis, rapporte encore Plant Based News: un état proche de la nature, des zones dédiées aux applications thérapeutiques, un réseau de sentiers aux difficultés variées, et la présence de thérapeutes forestiers formés. Ce n'est donc pas un simple lieu de promenade que l'on labellise, mais un espace structuré où l'immersion devient un véritable protocole d'accompagnement. En parallèle, plusieurs travaux scientifiques cités par la même source donnent déjà du grain à moudre aux chercheurs: une méta-analyse de 2019 montre une réduction des niveaux de cortisol salivaire et sanguin après des séances de « bain de forêt »; une autre, publiée en 2022, observe une baisse significative du stress et de la tension artérielle chez des personnes vivant en milieu urbain. Une étude de 2019 précise aussi que passer au moins 120 minutes par semaine dans la nature améliore sensiblement le bien-être général — autant d'éléments qui confirment ce que beaucoup de promeneurs ressentaient sans oser le formuler.

Ce que vous pouvez faire, dès cette semaine, près de chez vous

Vous n'avez pas besoin d'un label international pour transformer un square, un parc ou un petit bois en espace de régulation profonde. Voici trois invitations simples, à pratiquer avec douceur et sans rien attendre en retour. D'abord, accordez-vous une présence vraie: le téléphone s'éteint, les notifications se taisent, et vous prenez quelques instants pour accueillir ce qui est là — une tension dans la nuque, une respiration un peu haute, une émotion qui flotte sans se nommer —, sans chercher à corriger quoi que ce soit. Ensuite, installez un ancrage corporel discret: les pieds bien à plat sur le sol, les épaules qui se relâchent, le souffle qui s'allonge tout seul, et vous portez attention à cet appui stable, comme une racine qui vous retient. Enfin, vous marchez sans objectif de performance, en laissant votre regard se poser sur les textures des écorces, les jeux de lumière, les sons lointains; et si quelque chose remonte, vous le laissez traverser, sans jugement, parce que c'est souvent là, dans cette traversée silencieuse, que le corps dépose ce qu'il portait en silence depuis trop longtemps.